Accueil - Nutrition

Le fruit du cacaoyer : Histoire de chocolat

Selon Wikipédia, « le chocolat est un aliment plus ou moins sucré produit à partir de la fève de cacao. Celle-ci est fermentée, torréfiée, broyée jusqu'à former une pâte de cacao liquide dont est extraite la matière grasse appelée beurre de cacao. »

Un peu d'histoire...

Si on en croit le Popol Vhu, sorte de bible maya , qui retrace la généalogie des premiers hommes jusqu'aux souverains de cette civilisation, ce sont les Dieux qui ont découvert le chocolat. Les populations cultivaient des cacaoyers et utilisaient les fèves de cacao pour fabriquer une boisson chaude, nommée xocoatl, et la fève fermentée séchée leur servait de monnaie.

Les récits racontent que Christophe Colomb, en 1494, aurait jeté des fèves de cacao par-dessus bord, les ayant prises pour des crottes de chèvre! C'est en 1502, lors de son séjour sur une île au Honduras, qu'il découvre pour la première fois la fameuse boisson chocolatée.

La première expédition commerciale pour l'Europe (vers Séville) daterait de 1585. La France découvre en 1615 le chocolat à l'occasion du mariage de Louis XIII. Mais c'est Louis XIV et son épouse Marie-Thérèse d'Autriche, qui le font entrer véritablement à la cour du roi, qui seule avait accès à cette boisson.

Les différents chocolats...

Le chocolat est constitué d'un mélange, dans des proportions variables, de pâte de cacao, de beurre de cacao et de sucre. On peut y ajouter des épices, de la vanille...

Le chocolat noir contient au moins 35% de cacao, dont au moins 18% de beurre de cacao.

Le chocolat au lait contient 25% de cacao et au moins 14% de lait en poudre, donc moins gras mais plus sucré.

Le chocolat blanc est complètement dépourvu de matière sèche de cacao. Il est à base de beurre de cacao, de sucre, de lait et d'arômes.

Le chocolat vous veut du bien ...surtout le noir.

Tous les chocolats contiennent, dans des quantités variables du magnésium, du phosphore, du potassium, du calcium, du manganèse, du fer, du cuivre et du zinc entre autres, ainsi que des vitamines (E, B1, B2, B3, B6, B9, B12).

Le chocolat surtout noir, de par sa teneur en cacao, contient une grande quantité de flavonoïdes (tanins), des substances antioxydantes qui possèdent de nombreuses qualités.

Ils ont des effets anti-inflammatoires et protègent le coeur et les artères. Ils limitent l'hypertension, le risque de maladies cardio-vasculaires et d'accidents vasculaires cérébraux, en agissant sur la souplesse des vaisseaux et en aidant à limiter les risques d'athérosclérose. De plus, le beurre de cacao libère dans l'intestin de l'acide oléique, qui intervient dans l'élimination du cholestérol et la prévention des plaques d'athérome.

Ils ont également un effet anti diarrhéique, et associés au fluor contenu dans le chocolat, ont des propriétés anti carie.

Ce sont encore ces flavonoïdes, et plus précisément les flavonols du cacao, qui aident à lutter contre le déclin cognitif lié à l'âge. Ils accentuent l'afflux de sang dans la partie du cerveau associée à la fonction de mémorisation, ils stimulent donc notre mémoire. En facilitant la circulation sanguine, ils sont aussi les alliés des femmes enceintes (fonctionnement du placenta et développement du foetus).

Autre flavonoïde, l'épicatéchine, très présente dans la poudre de cacao : Elle améliore les performances musculaires des sportifs (dilate les vaisseaux et réduit la consommation d'oxygène) et associée à la vitamine E contenue dans le chocolat, aide à lutter contre les rides et garder un corps dynamique.

On parle souvent du chocolat comme d'une arme anti-déprime. Sa réputation vient de la présence de magnésium et théobromine, substances très représentées dans le chocolat noir, qui stimulent et régulent le système nerveux. Elles augmentent les effets, entre autres de la sérotonine, connue pour son action sur l'anxiété ou la dépression, mais permettent aussi de lutter contre les crampes, l'irritabilité, la fatigue, la mauvaise concentration. Le chocolat noir contient également des molécules proches des endorphines qui possèdent des vertus euphorisantes et psychostimulantes, et de nombreux oligoéléments déjà cités. Cent grammes de chocolat à 70% de cacao couvrent 20 à 50% des besoins journaliers d'un adulte en magnésium, phosphore, potassium, cuivre et fer.

La théobromine possède aussi une étonnante propriété bronchodilatatrice et antitussive, mais inutile de manger la tablette, une seule barre suffit !

La théobromine et la caféine sont des molécules naturelles que l'on trouve dans les plantes stimulantes. Ce sont des substances d'éveil, ce qui explique que le chocolat soit un tonique.

D'autres vertus du chocolat sont parfois énoncées : Il aurait un effet anti-cancer, et serait aphrodisiaque. A l'époque aztèque, il était même associé à Xochiquetzal, la déesse de la fertilité.

Mais attention toutefois!

Recettes :

Fruits au chocolat pour 4 personnes :
Lire la recette...

Moelleux chocolat léger, avec moins de sucre, pas de matières grasses ajoutées, riche en fibres et sels minéraux.
Lire la recette...

Sur diabete.fr des recettes sont disponibles.

La consommation mondiale de chocolat

Elle était de 4 000 000 000 kilos (quatre millions de tonnes !) en 2016, soit plus de 127 kilos par seconde!

La consommation en Europe est la plus élevée du monde avec 6.7 kg par habitant et par an.

En 2017, la France est le 5ème plus grand consommateur européen avec 7.3 kg/habitant après l'Allemagne, la Belgique, la Suisse (environ de 11kg/hab.) et le Royaume-Uni (10kg/hab.). Ce qui représente 378 850 tonnes de chocolat consommé, dont 32 200 à la période de Noël !

La production et l'avenir

La Cote d'Ivoire est le premier producteur mondial de cacao avec 1.4 million de tonnes de fèves récoltées, soit environ 35% de la production mondiale. Six autres pays, dont le Ghana ou le Cameroun se partagent 90% de cette production.

Il est à noter que le cacao est souvent cultivé par des travailleurs sous le seuil de pauvreté, voire des enfants ou des esclaves. Pour lutter contre cela, un accord international a été signé en 2001 : le protocole Harkin-Engel. Mais il reste malheureusement un engagement volontaire des acteurs de l'industrie du chocolat.

Les cacaoyers ont besoin de conditions climatiques très particulières et le réchauffement a un fort impact sur les plantations en faisant grimper le thermomètre et en limitant les pluies. Certains producteurs optent pour une délocalisation dans les montagnes plus humides, mais cela risque de détruire à long terme un écosystème déjà fragilisé.

Entre l'accroissement de la demande et le tarissement de l'offre, le cacao est en péril. Il existe un risque réel de pénurie du chocolat...

Document réalisé par Christiane Mélis pour les Blouses Blanches de Pernes.