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Avancée vauclusienne dans le traitement de la covid

Commençons par donner quelques définitions et faire les présentations...

L’IRSEA est l’institut de recherche en sémiochimie et éthologie appliquée, créé en 2010 à Apt.

La sémiochimie est la science qui étudie la communication entre êtres vivants à l’aide de signaux utilisant des molécules chimiques.

L’éthologie, quant à elle, étudie le comportement des animaux (y compris les humains) dans leur milieu naturel.

Le fondateur de l’IRSEA s’appelle Pr Patrick PAGEAT. Il est docteur vétérinaire et docteur en sciences naturelles, essentiellement connu pour ses travaux de recherche sur la communication chimique animale (sémiochimique) et la pathologie du comportement des animaux.


Une soixantaine de chercheurs de l’IRSEA (spécialistes de la communication chimique entre êtres vivants et de la biologie du comportement des animaux notamment), ont réussi à identifier un groupe de molécules capables d’inhiber la réplication du virus.

Le point de départ ?

Le Pr Pageat explique : « Notre axe est le biomimétisme. L’idée est que très souvent il existe des solutions très intéressantes dans la nature, puisque les organismes soumis à différents aléas au cours de leur évolution ont trouvé des réponses. »

Il souligne : « Les virus ne sont pas autonomes. Il leur manque la capacité essentielle de se reproduire d’eux-mêmes. Ils ont besoin d’un emballage fait de protéines pour s’ancrer, perforer la membrane des cellules et y diffuser leur ARN, afin de fabriquer d’autres virus. »

Il existe deux protéines. La polymérase (qui recopie l’ARN du virus) et la protéase (qui lui donne le bon format si on la compare à de l’informatique). Elles présentent des cavités où se produisent les réactions chimiques.

Quelle découverte ?

Un certain champignon dont le nom est tenu secret, semble avoir attiré l’attention de nos chercheurs vauclusiens. « Notre fameux champignon crée une substance capable d’aller s’immiscer dans ces cavités et s’y fixer pour empêcher ces réactions. Un peu comme du chewing-gum dans une serrure. Une fois qu’il est dedans, il la bloque » s’amuse le Pr Pageat.

Ces molécules de champignon sont reproductibles de manière synthétique.

La préférée de nos chercheurs n’a jamais été utilisée dans aucun essai de traitement contre les cancers ou d’autres virus et possède un spectre d’action « très puissant ». Elle bloquerait la réplication du virus dans l’organisme évitant ainsi l’infection.

Où en est-on ?

150 molécules ont été testées in silico (par informatique) dans un premier temps grâce à des équipements de bio-informatique qui reproduisent en 3D les protéines à partir de leur génome.

Sont venus ensuite les tests in vivo sur des cultures cellulaires. Un problème a alors émergé : leur toxicité sur les reins et les poumons pour la plupart d’entre elles.

Seules, deux molécules ont réussi tous ces tests. Elles sont désormais en cours de tests au sein de laboratoires autorisés à manipuler le virus, et au sein des laboratoires de chimie de l’IRSEA, jusqu’aux tests humains avec adaptation du dosage.

Restera à déterminer la forme galénique la plus appropriée. « Il s’agit de trouver la forme dans laquelle le principe actif sera intégré, traduit Patrick Pageat. Sous forme de spray respiratoire, c’est ce que j’envisage pour l’instant. Ou injectable, avec tout ce que cela sous-entend pour assurer la stabilité du principe actif, sa diffusion et sa concentration à l’endroit voulu. »

Nous n’en saurons pas davantage pour l’instant car un accord de confidentialité a été signé. Attendons patiemment l’avancée des recherches.

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Le pôle Atlas

Document réalisé par Christiane Mélis pour les Blouses Blanches de Pernes en collaboration avec Pr Pageat